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Il est souvent reproché aux femmes d’être “trop émotives”.

Les émotions sont considérées comme des faiblesses qui perturbent nos sens, notre efficacité et notre perception de la vie. Comme si ressentir intensément cette dernière était un problème, un défaut à corriger, un bruit à faire taire. 

Il y a cette injonction constante à se couper de nos émotions, notamment dans le monde du travail. Je l’ai déjà vécu et vu : 𝗻𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝘀𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗿𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝗿 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝗺𝗼𝘂𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗰𝗼𝗻𝘃𝗲𝗻𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝗲𝗽𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻. Il faut être plus rationnelle, pour paraître plus pro, plus lisse, plus stable, plus rentable. Parce qu’une femme qui assume ses émotions est rarement crédible. “𝘵’𝘢𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘳𝘦̀𝘨𝘭𝘦𝘴 𝘰𝘶 𝘲𝘶𝘰𝘪 ?” – 𝘩𝘺𝘴𝘵𝘦́𝘳𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘱𝘭𝘦𝘶𝘳𝘯𝘪𝘤𝘩𝘦𝘶𝘴𝘦, 𝘰𝘳𝘨𝘶𝘦𝘪𝘭𝘭𝘦𝘶𝘴𝘦…

Alors nous nous efforçons de mettre de la distance, du contrôle, du silence là où ça vibre. Pourtant, quand nous observons le monde, nous comprenons que ce sont ces émotions qui nous rendent profondément vivants et qui permettent à chacun de se connecter aux autres. Ce sont ces émotions qui créent les plus belles œuvres. 

Pourquoi la pub Intermarché avec le loup a eu tant de succès ? Parce qu’elle vient frapper le corps émotionnel. Elle réveille instantanément quelque chose qui transperce cette surface lisse et superficielle pour vous toucher dans votre âme. 

Les émotions font vibrer le monde. 𝗘𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗹𝗮𝗻𝗴𝗮𝗴𝗲 𝗱𝘂 𝘃𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁. 

Elles sont ce qui nous relie les uns aux autres. Elles donnent du sens, de la profondeur, du relief à nos expériences. Quand nous glissons nos émotions sous le tapis pour devenir acceptable le monde devient froid, fonctionnel, boriiiiiing ! 

Pour quoi ? Pour être plus rentable, plus efficace, moins dérangeante ? 

Personnellement, j’ai décidé d’embrasser chacune de mes émotions et de ne plus les cacher. Je ressens intensément la vie et c’est chanmé !

Je puise ma créativité au tréfond de mon âme, dans tout ce qui me fait vibrer, dans tout ce qui me touche, me chamboule, me réveille. 

Et c’est une force ! Mes émotions créent des ponts avec les autres. Elles ouvrent des brèches, elles parlent aux âmes. C’est comme ça que je veux vivre, créer et travailler. Sans masque. Et je suis beaucoup plus stable ainsi.

Le problème n’est pas l’excès d’émotion mais notre méfiance collective envers ce qui déborde et sors d’un cadre affreusement plat. Les émotions ne sont pas un frein elles sont une force créatrice, un moteur de sens et d’impact. 

Qu’en pensez-vous ? 

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